Vert

Le vert

Colorimétrie et perception
Selon la norme AFNOR X08-010 « Classification méthodique générale des couleurs », les verts sont des couleurs dont la longueur d’onde dominante est comprise entre 490 et 573 nm. Les longueurs d’onde les plus courtes correspondent à des verts tirant vers le bleu, comme le vert turquoise ; les plus longues correspondent à des verts tirant vers le jaune1.Pour d’autres auteurs, le vert correspond à une longueur d’onde dominante entre 497 et 560 nm2 ; selon Chevreul, qui repère les couleurs par rapport aux raies de Fraunhofer, le vert type se trouve entre les raies E ( 527 nm) et b 517 nm3 ; pour Abney de 513 à 578 nm ; pour Rood, 581 nm et pour Fleury, 520 nm4. Le champ des verts s’étend jusqu’aux noirs et jusqu’au blancs. Il n’y a pas, comme pour le rouge, l’orangé et le jaune, de champ chromatique différent quand la couleur est lavée de blanc. Il suffit, pour qu’une surface presque blanche se désigne comme vert clair, d’une quantité de vert bien inférieure à ce qu’il faudrait de rouge pour en faire un rose clair, ou de bleu pour en faire un bleu clair5 ; et de même, on dira plus facilement qu’une couleur est vert très sombre que noir tirant sur le vert. La sensibilité d’un œil humain dans l’obscurité (vision scotopique) est la plus grande pour une longueur d’onde d’environ 507 nm, qui serait un vert bleuâtre si on pouvait voir les couleurs dans ces conditions6, tandis qu’un œil adapté à la lumière (vision photopique) est plus sensible pour une longueur d’onde de 550 à 555 nm soit un vert jaunâtre7.L’opposition des verts et des rouges forme avec celles entre les jaunes et les bleus et entre le noir et le blanc la base de la perception humaine des couleurs, constituée dès les cellules nerveuses ganglionaires et bipolaires, dans l’œil. Ces six couleurs sont les couleurs élémentaires de Hering8.

Synthèse des couleurs

En synthèse additive une des couleurs primaires est un vert, avec un rouge et un bleu. Dans les écrans de télévision et d’ordinateur, le vert primaire est un vert jaunâtre, avec une longueur d’onde dominante d’environ 550 nm9. En peinture, on obtient un vert en mélangeant un jaune et un bleu. Le résultat dépendant de la réflectance spectrale de chacun des composants, varie. Certains mélanges sont vendus tout préparés ; ainsi, la dénomination vert anglais correspond-t-elle le plus souvent à un mélange de bleu de Prusse avec du jaune de chrome. En imprimerie, la synthèse soustractive utilise des pigments normalisés. Le vert s’obtient par un mélange de bleu cyan et de jaune. On ne peut pas produire un vert à la fois très saturé et lumineux comme celui des écrans, en raison de l’imperfection des pigments cyan, qui absorbent du vert ; mais la nécessité s’en fait assez peu sentir. L’impression maximale de coloration verte est atteinte à une luminosité moindre que le maximum possible.