Orange

Le orange

Colorimétrie et perception

La norme AFNOR X 08-010 Classification méthodique des couleurs définit l’orange comme une couleur dont la longueur d’onde dominante se situe entre 584 nm à 605 nm, de saturation et de luminosité moyennes à élevées. Les champs voisins sont les rouges et les jaunes, parmi les teintes lumineuses et saturées. Les teintes de même longueur d’onde dominante, mais de saturation et de luminosité moindre sont des marrons, celles de forte luminosité, mais peu saturées, sont des beiges. Le terme orange peut être précisé par des adjectifs comme clair ou intense, également définis, et servir pour modifier une couleur proche, jaune, rouge ou rose, selon les caractéristiques de teinte, de luminosité et de saturation, de la teinte décrite1. La couleur complémentaire d’un orange est un bleu. Avec l’illuminant D65 (lumière du jour), les complémentaires des orange de longueur d’onde dominante entre 584 nm et 605 nm sont des bleus tirant vers le vert et des bleu-verts se trouvent entre 482 nm et 490 nm.
Synthèse de l’orange

En synthèse soustractive, l’orange s’obtient par une combinaison de filtres jaunes et magenta. Avec des pigments comme en peinture, au crayon, au feutre, l’orange s’obtient en mélangeant beaucoup de jaune et un peu de rouge. La proportion est généralement de 3 à 4 parts de jaune pour une part de rouge2. Les pigments rouges tirant vers l’orange et orange sont toutefois d’emploi fréquent. On peut obtenir des pigments orangés très lumineux donnant des couleurs presque pures ; mais on ne peut reproduire ces couleurs par la synthèse additive sur écran de télévision ou d’ordinateur. On doit sacrifier soit la luminosité, soit la pureté. L’orange obtenu en imprimerie par la quadrichromie est encore plus limité. L’orange quadri, comparé à un orange pur, passe pour un beige ou un marron orangé. L’imprimerie ne peut obtenir les couleurs orange vif qu’avec des pigments spécifiques.